Archives pour la catégorie Argentine (25 mars – 29 avr)

Quand les familles autour du monde se rencontrent…

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Pendant notre périple, nous croisons toute sorte de personnes : des locaux et aussi des gens en vadrouille ; seul, en couple ou en famille. C’est le but du jeu et c’est très enrichissant ! Nous avons tous en tête des idées sur la vie, les voyages, et tous quelque chose qui nous pousse.

Les enfants sont très souvent un bon lien de connexion. D’ailleurs Simon, qui était un peu timide, est devenu très sociable. Même nous, adultes, je trouve qu’on a pas mal évolué dans ce sens (même si je ne t’arrive pas encore à la cheville ma Kiki !).

Alors ce jour-là, lorsque Simon commence à jouer avec 2 petits français en tour du monde. Et que nous autres adultes commençons à papoter… Quand 2 familles autour du monde se rencontrent et que ça match direct… Et bien on pourrait échanger pendant des heures et des heures 😊 au grand plaisir de tous.

Se raconter notre voyage, les lieux communs visités, les anecdotes (bonnes ou mauvaises et dont on rit maintenant de bon cœur), nos loupés et nos grandes réussites pendant ce tour du monde ! Se demander si on fait bien de faire un blog ! Et oui chers lecteurs, vous ne vous rendez pas compte, cela prend énormément de temps 😊. Cependant, nous avons tranché : c’est cool ! pour vous et aussi pour nous ! Se raconter notre quotidien, la gestion du temps, ce à quoi on s’attendait et ce à quoi on ne s’attendait pas. Ce qu’on aurait aimé faire mais que l’on n’a toujours pas réussi à faire… Se raconter cet esprit qui nous envahit et que seuls nous autres comprenons peut-être. (Non, un tour du monde, ce ne sont pas des vacances ! J’espère que vous autres qui nous connaissez avez compris notre démarche !). Se raconter nos vies d’avant, les pourquoi et les comment, se demander quelles seront nos vies d’après !

C’est une rencontre simple, sans chichi, c’est vrai !

Alors voici une photo de nous tous ! Marjorie, Olivier, Florian, Rafaël et nous 3 😊 Moitié ombre – moitié soleil. Ok, on ne nous voit pas très bien mais ça donne un peu de charme !!!! (pour les détails, je vous laisse lire l’article « Argentina : el noroeste! »)

Ils finissent bientôt leur aventure. Bonne fin d’Argentine 😊 Bonne route vers chez vous et bon courage pour la suite 😊

On espère bien vous revoir un jour ! Si on y est, passez à la Martinique !

Gros bisous à vous 4, de nous 3.

Argentina : el noroeste !

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Ciao le Perito Moreno! Destination Salta, le nord-ouest de l’Argentine.

 

Aéroport de El Calafate. Oh… on s’est trompé sur l’heure du vol… Quelle bande de nouilles… On se le sera bien répété une centaine de fois… on a pris en compte l’horaire de Buenos Aires. Oui, ici presque tous les vols font escale à Buenos Aires. Bref, on a loupé notre vol…

Nous voilà donc mal embarqués, dans l’attente d’une réponse de la compagnie aérienne pour nous sortir de ce mauvais pas. Il y a bien un vol à 15h, certes, mais il ne reste plus que des places en 1ère classe, pas pour nous donc. On nous proposera le vol de 20H (il n’est que 13H) destination Buenos Aires. Puis correspondance pour Salta à 6H40. Ok, on se mentalise, on passera une nuit dans l’aéroport… Après-midi à l’aéroport de El Calafate. Inutile de spécifier qu’il n’y a rien dans cet aéroport ! Ecole pour Simon 😊

Heures d’attente… C’est long… Un café… Sandwichs en prévision… On est habitué, en vol interne, on nous sert une boisson avec une barre de céréales ! Mieux vaut donc prévoir !

Bref, 20h, on embarque, on décolle. Ça y est ! Arrivée à BA vers 23h30. Il est temps de spoter un endroit pour que Simon puisse dormir. A cette heure-là, nous ne pouvons pas passer côté salle d’embarquement… Il est trop tôt ! Crotte ! On peste. Au fond de la salle de l’aéroport, un coin encore assez peu convoité. Un courant d’air quand même. On s’installe par terre. Simon dans son sac de couchage. Nous autour. Il est cool notre Simon !

Peu avant d’embarquer, on passe côté salle d’embarquement. Salle pleine à craquer. Ok, on s’installe à nouveau par terre, mais avec de la moquette cette fois ! C’est un peu moins froid tout de même 😊 Simon se rendort. Quelle chance ! Notre vol est celui de 6H40. Tout d’un coup : tous les vols se retrouvent bloqués… Trop de brouillard… Nous, on se dit : heureusement qu’en France ils n’annulent pas les vols pour ce type de brouillard, sinon les avions ne décolleraient jamais… Sincèrement, incroyable, ils ont suspendu les vols, puis annulés les vols, pour reprendre les vols prévus aux horaires en cours. Pour tous les vols antérieurs, eh bien, on les annule et on les reprogramme !  Hallucinant… Quelques personnes protestent, la majorité n’en pense pas moins mais subit.

C’est ainsi que notre vol fut annulé puis reprogrammé au départ de l’autre aéroport de Buenos Aires. Quelle veine !!!! Quelles conséquences me direz-vous ? Eh bien, la queue pour récupérer nos bagages. La queue pour se ré-enregistrer pour le nouveau vol. La queue pour changer d’aéroport. Et ce n’est pas rien. Combien de personne sommes-nous dans ce cas ?! Bref, la queue. Arrivée dans l’autre aéroport. Enregistrement de nos bagages, à nouveau. Vol à 14h20. Et là, on se dit, allez, on a le temps d’aller manger un petit truc. Au loin : Mac Do. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point un Mc Do peut nous réconforter à ce moment de l’aventure 😊 Incroyable. Comme si un symbole universel pouvait nous faire chaud au cœur ! Un Mac Do, n’est-ce pas incongru ?! Et bien, si, on vous le dit, à ce moment-là, c’était le truc le plus génial qui pouvait nous arriver 😊 Voir la bouille de notre Simon tout heureux !

Bilan : pour un vol perdu, 27h de retard ! Autant vous dire que nous sommes heureux d’arriver à Salta. La personne de notre logement nous a même proposé de rester une nuit de plus gratuitement ! Mais nous avions trop envie de prendre le large !!!

 

Et c’est ainsi que nous avons découvert Salta un dimanche, peu ensoleillé. En prenant le bus de notre quartier. Pauvre. Peu d’ambiance un dimanche. Petit resto sympa quand même pour goûter aux spécialités locales. Télécabine pour prendre un peu de hauteur. Pas Top. On a hâte de faire la boucle nord et la boucle sud !

 

Lundi 9 avril : direction l’agence de location. Voiture pas terrible, mais on s’en fiche ! Et c’est parti pour l’aventure 😊 En tout environ 1.600km en 10 jours. Chou est un vrai pilote ! Pour info, en Argentine, pas de priorité à droite, c’est le plus fort qui passe 😊. On s’y perd un peu au début après 5 semaines et demi de conduite à gauche, mais on s’y remet tout doucement !

On file vers le nord. On passe San Salvador de Jujuy pour trouver un petit endroit où manger. Pas grand-chose dans le coin, jusqu’à ce qu’un local nous conseille une petite adresse. Ouf ! Simon en profitera pour jouer avec les enfants du coin ! On passe voir les lagunes. Vite fait. Et on file à Tilcara où nous attend notre airbnb. Paysages magnifiques tout au long de la route. La terre s’assèche. Les cactus poussent. Les couleurs de roche se font de plus en plus dense. Quelques cimetières éparses et colorés tout au long de la route. Que c’est beau !

A Tilcara, airbnb vraiment sympa, hôte adorable. Maison partagée. Dans un coin perdu et privé. Sonko nous attend, un énorme chien tout gentil mais dont Simon a trop peur ! Sonko, ça signifie : Cœur, en langage Quechua 😊

Tilcara est notre base pour quelques jours. Village d’un autre temps. Far-West. Marché local le matin. Puis pause sieste. Et à partir de 18H, ça grouille. A quelle heure ouvre le boucher ? Vers 18h. A 18H20, il ouvre. On passe la tête par la porte : « pourriez-vous revenir dans 20 minutes, je nettoie ». Eh oui, ça c’est Tilcara ! Ce sont des hommes et des femmes pour qui le temps ne presse pas.

De là, on vadrouille. La Pucara de Tilcara (ruines). Absolument magnifique. La garganta del diablo, balade sympa jusqu’à une chute d’eau.

Le lendemain, départ pour le désert de sel. Longue route asphaltée (ce qui n’est pas pour nous déplaire). On passe le col à 4170 m d’altitude. Nos 1ers lamas ! Photos !

Ah oui, vous me direz, mais comment a-t-on géré l’altitude ?! Et bien pour Simon, vu son âge, normalement, il ne vaut mieux pas passer les 3.000 m. Nous sommes allés au-delà mais juste pour passer un col par exemple. Rien de farfelu. Par contre, sur 10 jours, on a bien senti l’altitude… L’air est sec, très sec. Mes 2 mecs ont même plusieurs fois saigné du nez. Et puis avec les pistes, on mange de la poussière. Alors entre l’altitude et la poussière… On dort moins bien aussi. Un remède ?! Pas grand-chose à part les bonbons de coca au miel 😊 Oui, oui, vous avez bien lu !!!! Ici, ils mastiquent les feuilles (mais le goût n’est pas terrible). Alors que les bonbons c’est sympa 😊 Avec quelques recommandations pour Simon : tu suces ou tu croques, tu n’avales surtout pas tout d’un coup !!! Couleur locale !!!

Et puis, ici existent : les lamas, les guanacos, les alpacas et les vigognes ! Alors pour se souvenir de la différence entre ces 4 animaux, Simon nous a fait un super dessin !!! (vous verrez la photo). Maintenant, on est incollable 😊

Le désert de sel : Salinas grandes. Route de paysages splendides. Passage du col. Il est là, au loin. Une vaste étendue blanche. On se rapproche. L’étendue devient plus grande. Un blanc si blanc qu’il fait mal aux yeux avec le soleil 😊 C’est tellement surprenant de voir une étendue de sel au beau milieu de cette sécheresse… Là, une communauté aborigène offre ses services pour une visite des salines. Belle initiative. Un guide monte dans notre voiture et nous voilà parti pour un petit tour sur le désert de sel ! Rien n’arrête notre super pilote : Chou !!! Explications sur l’extraction du sel. Petite marche. Photos. Pas croyable d’être là ! C’est d’une beauté… 45 min plus tard, pause pique-nique. On avait prévu nos sandwichs et on s’est installé paisiblement à une table de sel pour le déjeuner. Tout le site est fait avec la 1ère extraction du sel. Nous rencontrons un français et un belge avec qui nous échangeons. Eux, ils sont passés par San Antonio de Los Cobres et ils ont crevés. Piste hyper galère. Merci pour l’info ! On pensait passer par là mais non, on va s’en passer 😊

Sur la route du retour, arrêt pour une balade au paseo de los Colorados, sentier qui fait le tour de la montagne aux 7 couleurs, et le village de Purmamarca. Typique.

Puis, départ pour la ville de Humahuaca. Sur la route, balade à la quebrada de las Senoritas et son rouge flamboyant. Arrêt dans notre hostel pour déposer les bagages et foncer voir ce site fabuleux : el Hornocal, la montagne aux 14 couleurs… Situé à 4350m d’altitude, on nous spécifie à l’entrée qu’il y a une grande descente et qu’il ne faut pas laisser les enfants dévaler la pente, attention à l’altitude. La vérité : on y est allé doucement pour descendre et encore plus lentement pour remonter, question de souffle !!! Paysage époustouflant…. Couleurs somptueuses… Invraisemblable panorama… Pour la petite info, sur la route du retour, nous avons croisé une ambulance…

Le lendemain, direction la Laguna de los Pozuelos avec arrêt dans la ville d’Abra Pampa pour demander au bureau du parc national l’état de la route et pour la pause sandwich. Un énorme sandwich extra délicieux d’ailleurs ! La route : c’est une piste, au départ assez sympa puis de plus en plus désagréable. Après plusieurs pistes, nous sommes rompus… La lagune. Immense étendue. Des vigognes à quelques mètres. Des flamants roses au loin. Respirer l’air sain. Simon s’amuse à collectionner les plumes. On est seul… Allez, il faut repartir dans la poussière. Beaucoup de contrôles sur les routes, notamment parce que nous sommes presque à la frontière avec la Bolivie. Nous, on passe, mais certains bus se font arrêter et tout le monde descend pour la fouille, sacs compris. Le soir, petit resto du coin pour goûter aux plats typiques. Ça fait du bien 😊

 

La boucle Nord est maintenant finie. De retour à Salta pour une petite pause, laver le linge, faire des papiers (eh oui, en tour du monde aussi les papiers nous poursuivent !), prévoir le reste de l’aventure etc… Et c’est le départ pour la boucle Sud. 3 jours de route dans les vallées Calchaquies et dans la quebrada de las Conchas nous attendent.

 

Lundi 16 avril, en route pour Cachi ! Vallée puis montagne puis plateau d’altitude parsemé de cactus candélabres. Sentier informatif sur les cactus. Intéressant. Tous petits, ils ne sont pas résistants en fait ! Cachi, village paisible avec sa très jolie petite place. Calme. Hôtel en plein centre doté d’une piscine qui ravira Chou. Avec Simon, on trempe quand-même les pieds 😊. Le soir, balade dans le village, Simon fonce aux jeux et rencontre des enfants français, Florian et Rafaël, eux aussi en tour du monde ! Direct le courant passe pour les petits comme pour les grands ! On dîne ensemble : ok ! Ce sera du chevreau cuit au four dans la gargote du coin 😊 Vous logez où ? Au même hôtel ! Et les enfants trop heureux de se retrouver le lendemain pour le petit-déjeuner ! Et même d’enchaîner quelques bêtises… De ces rencontres sans chichis qui sont trop top ! (voir article suivant).

En route pour Cafayate. Le village de Molinos. Les vignes. Pause déjeuner à Angastaco. Table de fortune où on nous sert une bonne assiette de ce qu’il y a, pendant que la nana regarde son jeu à la télé et qu’un mec éméché chante au micro une chanson dont tout le village aura la mal chance de profiter eheheh !!!! Pause sur image. Mais que fait-on là ? On vit !

Sur la route, des formations rocheuses ressemblant à des pointes de flèches. Arrivée à Cafayate. Notre airbnb est sympa, sauf pour les chats… En toute bonne théorie, il y a 2 chats dans la maison. Dans la réalité, il y en a 6. Et ils font pipi dans les plantes à l’intérieur… Je vous laisse imaginer l’odeur. Et ils essaient de piquer la nourriture dès qu’on a le dos tourné… Bon, à part ce problème de chats, tout va bien quand même. Direction les courses. Ce soir, on a du monde à dîner ! Il s’avère que Marjorie et Olivier ont aussi fait la route jusqu’à Cafayate et nous nous revoyons donc pour le plus grand plaisir de tous 😊. Et trop fort cette sensation virtuelle d’avoir un chez soi et d’inviter du monde 😊 😊 😊

Le soir-même, on se dit donc aurevoir pour la 2ème fois ! Ah, les enfants ont oublié leur épée, direction leur hôtel le lendemain matin avant de repartir et 3ème aurevoir 😊

Puis visite d’un vignoble. Très belle vue. Petite dégustation. Et fin de la route pour rejoindre Salta en fin de journée. Paysages de la quebrada de las Conchas, à couper le souffle. Je vous laisse voir les photos, entre autres celles de Tres Cruces, de l’anfiteatro et de la garganta del diablo.

Voici comment finit notre aventure dans la région de Salta !

Le lendemain, fini la voiture de location et bus pour San Salvador de Jujuy. Aéroport. La suite nous attend… Où ça ?!?! Suite au prochain épisode 😊

 

Gros bisous à tous. On vous aime. Prenez soin de vous et profitez ! Bonnes vacances à tous !

Bienvenidos en Argentina!

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Dimanche 25 mars : vol Nelson – Auckland à 17h20 puis vol Auckland – Buenos Aires à 20h. Quelques 13h de vol de nuit. Arrivée en Argentine dimanche 25 à 15h50. Oui, oui, vous avez bien lu ! Avec un décalage horaire de 17h, nous retournons dans le passé !!! Nous vivrons donc 2 fois la fin de journée du dimanche 25 mars 2018 😊

 

Buenos Aires – taxi – soleil éclatant – détritus le long de la route – le taxi jette son ticket d’autoroute par la fenêtre – arrivée devant la porte de notre airbnb – personne – 30 min d’attente, c’est long quand on est fatigué – enfin installés – appart’ vintage  dans le quartier de San Telmo – c’est dimanche – pas grand monde dans les rues – déstabilisant car depuis le début de notre tour de monde, tout était toujours ouvert le dimanche – on file chez le chinois pour s’acheter quelques vivres pour la soirée – mini fête tous les 3 dans notre nouveau logement ! – on pensait tomber comme des mouches mais c’était sans compter sur le décalage horaire 😊

 

1ère douche froide : nous arrivons en pleine semaine sainte…. Les bus et les avions ont été pris d’assaut, les prix sont au plus haut. Ceci est un beau loupé. Nous n’avions pas fait attention aux dates en prenant nos billets d’avion… Ok. On se donne 2 jours pour visiter la capitale et décider ce que nous allons faire, et surtout comment nous allons le faire.

 

2ème douche froide : l’économie de l’Argentine semble être catastrophique : inflation, les transports ont plus que doublé en 2 ans… +100% voire +200% pour certains produits. Ok, nous ne pourrons pas tenir notre budget dans ce pays immense (5 fois la France). Alors, au lieu de voguer au fil du vent, nous devrons planifier tous nos transports…. Et choisir Les spots indispensables à nos yeux, à savoir : le Perito Moreno, la région de Salta et Iguazu.

Je vous l’avoue, déjà c’était dur de partir de la Nouvelle Zélande, mais là c’était vraiment compliqué d’atterrir en Argentine… Fini les bisounours, bienvenus dans notre tour du monde !

 

2 jours à Buenos Aires : nous avions une petite appréhension sur cette immense ville, appréhension qui s’est assez rapidement volatilisée. BA est une ville sympa. Pas très dépaysant, un mixte de Paris et Madrid peuplée de latins assez fiers !

Notre quartier San Telmo est charmant ! Un petit quartier en soi où l’on peut flâner dans les rues parmi les antiquaires, le marché du coin et faire un coucou à Mafalda 😊 Non loin du centre-ville. On arpente la ville à pied. Beaucoup de policiers. Trottoirs défoncés. Queues à tous les coins de rue.

Ici, les Argentins sont habitués à faire la queue. Chose qui ferait rugir plus d’un français ! Queue à la banque, à la poste, chez le médecin etc… Ils ont une patience admirable à nos yeux. Habitués ? Ou tout simplement ils n’ont pas d’autre choix que de subir toute la politique qui a opérée depuis tant d’années…

Par ex, ici, pour retirer de l’argent, c’est toute une histoire. Au distributeur, impossible de retirer plus de 3.000 pesos (environ 120 euros) avec une commission de 200 pesos (environ 8 euros) … Queue aux distributeurs. Une astuce : il faut y aller le matin parce que l’après-midi, on n’est pas sûr qu’il reste de l’argent. Oui, oui, on vous l’assure, ça nous est arrivé ! Et là, c’est la course au distributeur qui aura encore des espèces. Monde incongru où les gens courent pour avoir un peu d’argent…

Autre ex de l’économie, lors des paiements par carte bleue, on nous demande très fréquemment en combien de fois sans frais. Ok, ça existe en France mais pour des montants assez importants. Là, c’est une question récurrente pour payer 20 euros au supermarché ou 100 euros pour une fringue dans un magasin un peu cher … Comment cela est-il possible ? Comment peut-on laisser faire ? Comment peuvent-ils s’en sortir ?

Nous, on avait lu sur les blogs qu’il était compliqué de payer en carte bleue, du coup, on avait pris un peu de dollars Néo-Zélandais à changer. Par coût de bol, nous sommes tombés dans un bureau de change où il n’y avait pas de queue ! Par contre, il y a 2 types de billets de 20 qui cohabitent en NZ, et ici ils n’ont pas voulu nous prendre les anciens billets…. Il faudra donc y retourner uniquement avec nos derniers billets de 20 pour voir s’ils veulent bien nous les accepter.

Et la carte bleue, toute une autre histoire ! Dans certains endroits, on peut payer en CB, dans d’autres non. Dans ceux où on peut payer en CB, il faut encore ne pas être dans un endroit reculé avoir d’avoir du réseau et que cela fonctionne. Petit truc : il faut essayer plusieurs fois et ça marche généralement à la 2ème fois. Allez savoir pourquoi ! Puis, il faut avoir la bonne CB : non, ici c’est Visa crédit ! Oui, oui, il faut impérativement partir avec une visa et une mastercard en tour du monde, quitte à jongler sur les comptes après.

 

Revenons à nos moutons. Flânons à BA. Jolis édifices, jolies places. Plein de rues en travaux. Allons voir comment ça se passe ici pour prendre une carte locale afin d’avoir un peu de wifi. Un seul mot : compliqué ! Il faut acheter une puce dans un kiosque (attention, tous les kiosques n’en vendent pas), choisir l’opérateur et aller faire la queue chez l’opérateur voulu pour se faire ouvrir une ligne locale. Oui oui ! Ensuite, il faut retourner au kiosque pour créditer des sous sur la ligne ! Sachant que : dans tous les cas, le crédit ne dure pas plus de 10 jours (environ) et que, automatiquement, une somme journalière est prélevée, qu’on utilise le wifi ou non ! Voilà ! Pas mal non ?!

 

Cet après-midi, match de foot à la télé : Espagne-Argentine. Chou aurait bien aimé que ce soit l’inverse, pour le voir ici en direct, mais non, dommage ! A la fin de notre bonne marche, on se pose dans un bar. Déconfiture de l’Argentine : 1 – 6 … Le taxi qui nous emmènera le lendemain à l’aéroport, nous fera voir le titre du journal : « Faltan tres Messis » – jeu de mots : il manque 3 mois pour la compétition et il manque 3 Messi !

 

Allez, il faut se décider, on ne va pas rester à BA toute la semaine en pleine Semaine Sainte. Le prochain vol direct et le moins cher pour El Calafate n’est que le samedi… Alors, après quelques heures passées sur internet, beaucoup d’hésitations, ce sera un vol pour Mendoza. Et nous verrons ensuite comment faire pour rejoindre El Calafate.

Nous voilà donc partis pour Mendoza. 1er vol interne. En vol interne, nous n’avons droit qu’à 15kg de bagage par personne. Sachant que nos bagages pèsent plus de 15 kg mais que nous n’en avons que 2 au lieu de 3, cela devrait le faire. De plus, nous avons un mail qui nous garantit que nous avons droit à 23kg. Et bien non ! La nana de la compagnie aérienne a décidé de nous faire suer et nous devons nous acquitter d’une somme pour excédent de bagages. C’est gonflé ! Surtout que nous n’aurons plus jamais le problème sur aucun autre vol en Argentine. Bref…

Mendoza. Arrivés dans une auberge de jeunesse pour 2 nuits. Auberge bien placée. Mendoza, pas grand-chose à voir. Vraiment pas grand-chose à voir…. On tombe sur un petit resto un midi : un ancien rugbyman professionnel qui a joué à Petit Quevilly ! Excellent ! Il a joué un peu partout en Europe et est revenu ouvrir son resto sur ses terres d’origine. Rencontre comme on les aime ! L’auberge de jeunesse ? Sympa, si ce n’est pour les quelques 20 blattes que nous avons tuées dans notre chambre… Changement de chambre la 2ème nuit : Chou dans un lit 1 place et moi dans un lit 1 place avec Simon ! Départ prévu de Mendoza en bus pour rejoindre Bariloche. Mais avant ça, on va essayer d’aller voir des vignobles, très réputés dans la région. On se motive, on s’ennuie, il faut qu’on fasse quelque chose ! On file à la station de bus. Et là, on attend, on attend, on attend… sous le cagnard… Et oui, c’est la semaine sainte, il n’y a pas beaucoup de bus… Ok, au bout de 1h30 d’attente on capitule. Pour nous aujourd’hui, ce sera à nouveau : ennui. Va-t-on y arriver ?!

Le soir, retour à la station pour prendre notre bus direction Bariloche. 18 heures de bus nous attendent ! Et, comme vous l’avez compris, impossible de trouver des places « lit », Semaine Sainte oblige. Ce sera donc en siège mi-allongé pour nous. Siège à moitié confortable, aucune possibilité de recharger les portables, pas de wifi, pas de lumière non-plus et pas de couverture…. Heureusement nous avions gardé le sac de couchage pour Simon. Plateau repas léger. Nous avions prévu notre petite bière tout de même ! Qui, nous l’avons appris après, n’était pas autorisée ! A peine partis depuis quelques heures, arrêt pour un contrôle de police. Coup de bol, l’inspection fut de courte durée ! comparée avec ce que nous avons lu sur les blogs et vu par la suite.

18 heures – la Pampa – on est heureux d’arriver à Bariloche 😊 Beaucoup de choses à voir ici, ce sont les Alpes Suisse d’Argentine et la région du chocolat ! Malheureusement ce ne sera pas pour nous car le prochain avion le moins cher que nous ayons trouvé est le lendemain. Pour info, les prix ont tellement augmenté que si on cherche bien, on peut trouver un billet d’avion au même prix qu’un billet de bus et c’est quand même beaucoup moins long !!!

Alors nous profitons un max de cette après-midi à Bariloche. Après une bonne douche, nous voilà partis au Cerro Campanario pour une magnifique vue sur la région. Simon a adoré le télésiège ! Puis direction le centre-ville de Bariloche. C’est le week-end de Pâcques et la fête du chocolat. Simon est ravi !!! Des activités à tous les coins de rue pour les enfants, des oreilles de lapin sur la tête. Il attend avec impatience que les cloches passent et il nous demande même si nous aurons un logement privé le dimanche de Pâcques pour avoir tous les œufs pour lui !!!! Et vu que nous sommes tous les 3 collés serrés depuis le début du tour du monde, il faut user d’un grain de malice et d’inventivité pour acheter, cacher et ne pas casser les œufs au chocolat 😊J’ai même failli y perdre la carte bleue. Gloups… Le soir, resto : hum délicieux « bife de chorizo » ! La viande est fondante et à un prix plus que respectable !

A Bariloche, on souffle un grand coup, on revit 😊 ça fait du bien 😊

Le lendemain, avion pour El Calafate. Youpi, on se rapproche du Perito Moreno ! Une ville très étalée et pourtant pas si grande que cela. Ambiance totalement différente. Reculée. Vastes étendues aux alentours. On ressort les doudounes car le vent est frais et vif. Ça fait du bien la nature. Maison sympa rien que pour nous, une des meilleures depuis le début du tour en monde. Pause de 5 jours. Tous les 3 dans un canapé à regarder des dessins animés ! Avec notre rhume chopé à BA. Pour tout vous dire : ça fait bizarre de ne pas cavaler, de se poser, et en même temps, ça fait du bien ! On recharge les batteries. Alors, oui, ça nous va bien finalement quelques jours tranquilles au milieu « de la nada », dans l’extrême sud de l’Argentine. On en profite même pour se faire un bon bain bien chaud avec Simon😊 et il commence à lire tout seul dans son lit avant de s’endormir 😊 C’est fou comme il grandit !!!

Allez, on y est presque. On loue une voiture sur internet (plus économique de de prendre le bus à 3 aller-retour pour aller voir le glacier, incroyable mais vrai !) et c’est parti pour le Perito Moreno. Ce glacier, c’était un de mes rêves du tour du monde. Nous voilà partis de bon matin. Tous les 3 dans notre voiture de location. On roule. C’est une bonne route, même s’il y a beaucoup de virages. Et là, au tournant de l’un d’eux… OUAHHH Il est là. Imposant. Un mirador. Arrêt. Pause sur image. Vue d’en haut. Il est loin mais on le voit bien.

On reprend la route. On arrive. On gare la voiture et on prend les passerelles. Au fur et à mesure, on se rapproche et il devient de plus en plus impressionnant. Couleur : blanc et bleu glacial, intense. Un bruit sourd. Un bout de glace tombe à l’eau. Fracas. Nos yeux sont rivés sur ce géant de glace. Il avance, il vibre, il craque, il gronde, il vit… On se rapproche encore. Il est immense. Etendue majestueuse. Peu de monde. La magie opère. Silence. Fracas. Silence. Fracas… On est là.

Après quelques km de passerelles. Il est temps de manger. Ça tombe bien, il se met à pleuvoir. Sandwich dans la voiture. Et petit café chaud dans la cafet’ du coin. L’après-midi, nous décidons de faire le tour en bateau pour nous rapprocher et avoir un nouveau point de vue. L’idée était bonne, nous en avons d’ailleurs bien profité, mais quand on a vu débarquer tous les chinois, on savait déjà que ce ne serait pas tranquille, bien au contraire… Ils aiment trop les selfies et parler fort… Autre point de vue sur le glacier donc. Couleur changeante. Nous sommes bien petits… Et Patatras. Un énorme bout d’iceberg se décroche juste sous notre nez. Ouah… Le bloc met un certain moment à se stabiliser, il remonte, délesté d’une partie de son poids. Le tour est fini. Il faut repartir. Presque. Retournons vite aux passerelles une dernière fois nous imprégner de ce colosse. Une dernière fois.

Pas envie de partir… Par chance, une française et un chilien font du stop pour retourner à El Calafate. Allez, on les ramène et on papote. Le retour n’en sera que plus facile.

Vous l’avez compris : gros coup de cœur pour le Perito Moreno ! Tout un symbole.

Avant de repartir, nous avons promis à Simon de faire un musée : le centre d’interprétation historique. Tout simple. Dense en explication sur l’évolution géologique et anthropologique de la Patagonie. Squelette de Dinosaure pour Simon, dont le « Herrerasaurus » oui, oui, on a trouvé le dinosaure de la famille Herrera 😊 Mais on a aussi lu sur le génocide des Mapuches (indiens de Patagonie). Flippant…

Et c’est ainsi que se termine notre début d’aventures en Argentine.

Pour info, ici pas de footing pour Chou, trop de chiens errants. Ils ne sont pas très agressifs mais faut pas pousser mémé dans les orties 😊

Et aussi, si vous avez bien aimé les boîtes aux lettres, Chou vous prépare une autre surprise !!!

Par curiosité, l’espagnol n’est pas exactement le même que celui d’Espagne. Ici, on dit « Ciao » pour dire aurevoir. Et aussi « Suerte » ! Ce qui fait tout de même un peu bizarre, comme si on partait et qu’on avait besoin de chance pour continuer l’aventure 😊

 

A bientôt à vous tous, on se retrouve très vite dans le Nord de l’Argentine où d’autres aventures, rencontres et paysages magnifiques nous attendent.

Merci pour vos messages !

PS : un petit clin d’œil à tous ceux de Maromme et d’Auneau qui nous suivent et aux personnes à qui je n’ai pas pu dire aurevoir.

 

CIAO ! SUERTE !